14 juin 2009

un petit bain de soleil printanier...
les vernis à l'huile ont besoin d'UV pour siccativer.

17 févr. 2009

Le violoncelle achevé.
Initialement inspiré par un instrument de Pietro Guarnerius (1695-1762, Venise) aux traits élégants et puissants.
Dans cette réalisation, chaque geste a été accompli dans le plaisir constant de marier ces deux qualités oposées, du dessin des F élancés à la volute, de la ligne globale à la finesse des filets, en quete d'équilibre.

16 déc. 2008

15 déc. 2008


collage de la table du violoncelle









Auparavant, il a fallu ôter le moule




9 nov. 2008

Pour qui a déjà vu un stradivarius, nul doute, il s'agit d'un objet merveilleux. Il est exceptionnel que quelques grammes de bois aient été aussi bien dessinés, ajustés, et surtout qu'il aient passé 3 siècles à vibrer.... Ces siècles ont vu mythes et mystères les entourer, bois millénaire? vernis secrets? traitements inexplicables? On les observe, on les analyse, on a cherché des explications, depuis toujours. Rien de tout cela en réalité, on le sait, ces instruments ont simplement été bien réalisés, par un luthier qui les fabriquait pour les cours royales, c'est à dire le meilleur de l'époque, un être méticuleux, obstiné, rigoureux, formé au dessin et à la marquèterie d'art, et qui consacra sa très longue vie à son art. Ces instruments rares valent aujourd'hui une fortune, ils sont la propriétés de riches musiciens, mais surtout de banques et de fondations. Nul besoin de trouver à ces objets plus de qualités qu'ils n'en ont déjà, et de considérer encore aujourd'hui qu'ils sont les instruments qui sonnent le mieux au monde.
Tous les tests en aveugle ont montré que ces merveilles pouvaient être bien inférieures à des violons modernes.... Il est fondamental si l'on veut que la musique vive que l'on donne leurs chances aux luthiers actuels et qu'on les aide à créer, que leurs instruments soient joués et entendus avec des oreilles ouvertes. Dans trois cents ans, quels violons seront joués si l'on ne donne leur chance à des instruments actuels? Quels vernis patinés par trois siècles de vie et d'accidents pourront être admirés? qui seront les luthiers mythiques de demain? des chinois?

http://www.antoniostradivari.net/french
livre "antonio stradivari" Frederic Chaudière et Peter Biddulph
DVD "le violon rouge" vidéo bonus "secret de stradivari?"
livre "the violin explain"James Beament

25 mai 2008

Un nouveau violon achevé.
Les premiers sons révèlent une belle puissance et un bon équilibre entre graves et aigus, tout à fait encourageant. C'est un moment important attendu pendant toute la fabrication...

La couleur varie de l'orange au brun rouge, en passant par des reflets rubis presque roses ou d'autres ambrés profonds selon la lumière ambiante et l'heure de la journée...
Un effet de vieillissement léger a été donné.

17 mars 2008

2 mars 2008

Le dos du violoncelle, le bois choisi sur dosse a des reflets magnifiques.
Les filets viennent d'être posés.
Le violon est en cours de vernissage.
La recette du vernis est inspirée de celle de stradivari telle que retrouvée par Sacconi , un vernis contenant propolis et térébenthine de Venise....
On sait à présent que les vernis de l'époque étaient des vernis gras à base d'ambre, de colophane ou sandaraque. La cuisson de ces vernis étant fort dangereuse, il est probable que les luthiers ne prenaient pas la peine de fabriquer eux même leurs vernis...




Une étude historique globale en analysant les techniques utilisées par les grands peintres et sculpteurs sur bois de l'époque, mélée à l'étude chimique permet de lever de nombreux voiles sur la composition des vernis anciens. Reste cependant le mystère du processus global de vernissage (fond, bouche porage, teinte, vernis coloré, vernis final).





Un grand merci à François Pérego, chimiste, restaurateur de tableaux, et auteur d'un ouvrage référence "dictionnaire des matériaux du peintre", qui permet, à nous luthiers, de nous appuyer sur le contexte historique et les connaissances chimiques et optiques du 21ieme siecle avec tout le recul qui manque parfois dans notre profession...

11 nov. 2007

Alors que les odeurs de colle chaude et ceux des copeaux de bois ont fait place à celles des résines, de l'huile de lin et de l'essence de térébenthine des vernis que je concocte, le violon attend tranquilement, en blanc, sa première couche de préparation. Stradivari aurait utilisé du "verre liquide", ainsi que de la gomme de cerisier, mélé à du sucre candy, du miel, et un blanc d'oeuf... à chacun de trouver sa recette!
Juste avant ce moment important que représente le collage de la table sur la caisse, un autre qui ne l'est pas moins: l'apposition de l'étiquette et la signature...


Et puis après le collage du manche et les opérations de finitions, voici le violon achevé.













La table en transparence,
l'épaisseur: c'est là qu'est l'essentiel du son, ou plutôt la finesse, et les infimes variations d'épaisseurs, qui favorisent tel ou tel mode de vibration propre, améliorant la richesse du timbre de l'instrument.

4 juin 2007


La couronne d'eclisse du violoncelle.

3 juin 2007


L'incrustation des filets est une opération délicate, le raccord en pointe dans les coins en particulier...
on voit là le dos en érable et la saignée creusée, et la table en épicéa et ses filets posés.




Après la pose, les voutes sont mises à leurs formes définitives, avant de creuser la table et le dos.

21 avr. 2007


pour tout ceux qui s'imagineraient que ce mois d'avril magnifique me fait passer d'avantage de temps au jardin où à m'occuper de mes bonsais, voilà quand meme une preuve que je ne chome pas...
voici devant vous le tour d'éclisse sur son moule ainsi que le dos et la table en cours d'ébauche d'un futur violon.
Le manche est déjà fini.
Ce violon est inspiré du Soil de Stradivari.
Le violoncelle avance également.

23 mars 2007

Voici donc le moule du violoncelle. C'est autour de lui que sera monté la couronne d'eclisse.
Les tasseaux de coin y sont déjà installés.
On aperçoit aussi le gabarit de traçage, qui a permis sa construction.

17 mars 2007

Une visite à Musicora, la lutherie moderne évolue considérablement...
Merci à l'ALADFI qui a su faire avancer les choses en redynamisant le monde de la lutherie et en se battant pour que vive la lutherie moderne.

24 févr. 2007


Le manche du violoncelle est à présent presque terminé.
La touche est pré-collée, ainsi que le sillet pour achever ensuite le profil du manche.
La volute est entierement sculptée à l'aide de gouges, et le cheviller creusé avec des ciseaux à bois.

Dorénavant, il faut dessiner le corps... et définir les choix acoustiques: taille de la caisse, dimensions des voutes, epaisseur de la table et du dos.
C'est tout un ensemble de parametres à ajuster, tout est important. Un violoncelle doit vibrer, projeter le son, mais proprement.
Mon inspiration vient des instruments venitiens.

7 févr. 2007



Voilà un manche de violoncelle en cours de façonnage. Il s'agit là de mon travail actuel.
A côté, quelques outils de luthier, mini rabots, canif, gouges... On ne peut faire des violons sans aimer les outils qui les façonnent... ces gouges par exemple viennent du japon; forgées à la main, d'une dureté exceptionnelle, travailler le bois devient un plaisir.

4 févr. 2007



A présent, le violon est monté. Les chevilles ont été ajustées, le chevalet mis en forme, l'ame est glissée délicatement au coeur de l'instrument, arrive la pose des cordes, et les premiers craquements du bois qui se met sous tension... puis vient le premier cri du nouveau né! , ensuite tout est question de réglage et de mise au point: position de l'ame, travail sur le chevalet, meme si l'essentiel du son est déjà déterminé par la construction, la mise au point finale permet de façonner encore notablement le son de l'instrument.



Un violon en plein sechage intermédiaire...
Pour le vernissage, la touche du violon pré-collée lors de la fabrication, est enlevée.


J'avoue avoir une préférence pour les vernis clairs,
doucement ambrés, qui pénetrent le bois pour mieux mettre en valeur son grain.
Les vernis à l'huile apportent une finition satinée,
qui complete la patine générale.

Le vernis est question de cuisine ou d'alchimie....
dissoudre les résines, cuire l'huile, combiner les teintes....
Il faut protéger le bois, le mettre en valeur, et apporter au son.
Plusieurs étape sont nécessaires et il faut etre patient: certains vernis à l'huile ont besoin d'un mois de séchage entre chaque couches, et l'on peut parfois mettre dix couches....

Du bois brut, au violon final, c'est de 150 à 300 heures qui sont nécessaires pour créer un violon.
Avant de parler des vernis, un mot sur les bois: épicéa (table, barre de basse et ame) et érable ondé (dos, manche et eclisses) sont les deux constituants principaux.
L'essentiel étant dans la sélection méticuleuse des pieces qui seront travaillées: le bois doit etre vieux de plusieurs années pour une parfaite stabilité et une meilleure sonorité, les transformations chimiques internes qui se déroulent au cours des années vont bien au delà d'une simple évaporation de l'eau.



Après assemblage, voici le violon "en blanc".
La table a été collée,
le manche assemblé précisément, et l'intégralité finement raclée (les luthiers n'uttilise pas de papier de verre, mais des racloirs).
Le violon peut etre préparé au vernissage.


Un violon en cours de fabrication.
Le plus gros du travail est déjà fait à ce stade, ne reste qu'à assembler les différents éléments.....


Fermer la caisse, et auparavant coller l'étiquette et aposer sa signature, représente une étape importante!